POP

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Covoiturer

MARDI 05 JUIN 20:00

En collaboration avec Baleapop / Moi Moi

JOHN MAUS

Excessif, jonglant avec le grotesque et le kitsch pour finir vautré dans le génial, JOHN MAUS fait partie des artistes qui divisent les critiques et déboulonnent les conceptions aussi bien sur album qu’en live, deux exercices pourtant radicalement différents chez l’Américain. Après avoir joué du clavier pour Animal Collective, Ariel Pink et Panda Bear, il écrit et enregistre ses propres compositions hermétiques et d’ailleurs souvent malheureusement incomprises. Inspiré d’artistes comme David Bowie, Scott Walker et Joy Division, le premier album de JOHN MAUS, « Songs » (2006) est un disque étrange qui est accueilli par une critique unanimement assassine. Nullement atteint par les chroniques le définissant comme un artiste neurasthénique et dévotement soutenu par Ariel Pink, Maus poursuit sa quête et sort l’année suivante « Love Is Real » qui divise la critique entre partisans de l’atmosphère d’outre tombe délicieusement kitsch qui empreint l’album et détracteurs confinant Maus au statut de musicien maudit. La musique de l’Américain sort tout droit d’un film de Lynch, une synth pop funèbre et tordue noyée dans la reverb et le spleen de Joy Division pour faire chialer les loups et vendre son âme à la cold wave. Sur scène, JOHN MAUS c’est une autre paire de manche. A la mélancolie froide de la musique gravée se substitue une énergie live complètement barrée, un sermon cathartique propre à électriser n’importe quel nerd. Disparu des écrans radars depuis bientôt 4 ans, certains disent qu'il est devenu chercheur pendant que d'autres le voient secrètement enregistrer son très attendu 4ème album. Peu importe ce qu'il fait, l'endroit où il peut être, nous attendrons son retour !

CLEMENT FROISSART

Après dix années passées au sein du groupe Concorde, Clément Froissart s’attelle à l’écriture d’un nouvel album en solo cette fois, dont voici le deuxième extrait : « Peupleraie ». Poussé par un désir d’autonomie, Clément Froissart boucle ses bagages, embarque ses guitares et ses vieux synthés pour s’enraciner dans les Landes. Il monte son studio, sa caverne d’Ali Baba où il entasse tous les objets et instruments dénichés avec passion depuis sa plus tendre adolescence. Dans l’intimité, il passe d’un instrument à un autre, des heures à enregistrer, expérimenter et griffonner. Il offre son premier essai «1991», qui sortira avant la fin du printemps 2018. Chaque titre est une réminiscence qu’il romance avec habileté, passant de références cinématographiques à des événements vécus, comme un doux mélange de sa mémoire. Une fenêtre sur son passé qui lui arrive comme des flashbacks. Largement inspiré de son enfance, il raconte sa vision insouciante, les rêves, les illusions et les rouages de sa jeunesse. Le 1er single «Dreamers» et son clip audacieux réalisé par Guillaume Cagniard et Virgile Texier, sorti en octobre dernier, relatait les premiers émois et amours adolescents au format smartphone. «  Peupleraie  » est une ode à l’absence. Ce titre, écrit en français, comme un retour au réel, parle d’une période charnière de son enfance quand le soir, il attendait son père impatiemment, collé à la fenêtre de sa chambre, scrutant le moindre mouvement extérieur dans l’espoir de le voir. Sentiments et états si bien traduits dans le film réalisé par Thibault Dumoulin où il expose sa vision d’une relation père/fille à la fois dure et pleine de tendresse. Celui-ci nous plonge dans un quotidien boulversant et débordant d’émotions. «  Peupleraie  » est une chanson envoutante et intimiste qui laisse naître l’espoir et témoigne d’un amour pérenne. Son son est brut, instinctif, la basse résonne comme une locomotive et emmène les rythmiques qui scintillent, le tout enveloppé par des synthés entêtants et une voix langoureuse.

KATE NV

Kate NV est l’une des chanteuses russes les plus prometteuses de la pop, produisant une musique expérimentale inspirée par la new wave japonaise des années 80 et la musique concrète contemporaine. Son album « Binasu », est une réflexion de sa perception du monde. En plus de sa production musicale, elle conçoit des vidéos et dessine les affiches de ses concerts.